Le premier ministre François Fillon a assuré vendredi 8 juillet que les deux drapeaux kanak et tricolore, contestés par une partie du personnel politique calédonien, continueraient à "flotter" sur le Caillou dans l'attente d'un drapeau commun.
Lors 9e comité des signataires de l'accord de Nouméa (1998) qui vient de se tenir dans une annexe de l'Hôtel de Matignon où avaient été signés, en 1988, les accords de Matignon qui avaient ramené la paix sur le Caillou, a abordé la question sensible du drapeau calédonien.
A l'origine de la crise politique, le choix de deux drapeaux comme emblèmes du Caillou, soutenu par l'alliance au pouvoir (Rassemblement-UMP, une formation minoritaire de droite et deux partis indépendantistes) est vivement contesté par Calédonie ensemble (CE, droite) et le Palika (indépendantiste, membre du FLNKS).
"Les deux drapeaux continueront à flotter jusqu'à ce que la recherche en commun de ce signe identitaire, prévue par l'accord de Nouméa, aboutisse", a annoncé M. Fillon. Il a assuré que "toutes les décisions seraient prises" pour que les deux drapeaux apparaissent sur "tous les bâtiments publics" comme les gendarmeries, casernes et services des douanes.



