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samedi 9 juillet 2011

Toujours la question du drapeau calédonien

Le premier ministre François Fillon a assuré vendredi 8 juillet que les deux drapeaux kanak et tricolore, contestés par une partie du personnel politique calédonien, continueraient à "flotter" sur le Caillou dans l'attente d'un drapeau commun.

Levée des deux drapeaux lors de la visite
de F. Fillon en Nouvelle-Calédonie
en juillet 2010.
Notez la flamme tricolore avec la croix de Lorraine
rouge, souvenir du fait que le territoire
fut la troisième colonie de l'Empire
à rejoindre la France libre, dès 1940. 
Lors 9e comité des signataires de l'accord de Nouméa (1998) qui vient de se tenir dans une annexe de l'Hôtel de Matignon où avaient été signés, en 1988, les accords de Matignon qui avaient ramené la paix sur le Caillou, a abordé la question sensible du drapeau calédonien.

A l'origine de la crise politique, le choix de deux drapeaux comme emblèmes du Caillou, soutenu par l'alliance au pouvoir (Rassemblement-UMP, une formation minoritaire de droite et deux partis indépendantistes) est vivement contesté par Calédonie ensemble (CE, droite) et le Palika (indépendantiste, membre du FLNKS).

"Les deux drapeaux continueront à flotter jusqu'à ce que la recherche en commun de ce signe identitaire, prévue par l'accord de Nouméa, aboutisse", a annoncé M. Fillon. Il a assuré que "toutes les décisions seraient prises" pour que les deux drapeaux apparaissent sur "tous les bâtiments publics" comme les gendarmeries, casernes et services des douanes.

vendredi 22 avril 2011

La question des deux drapeaux envenime la vie politique néo-calédonnienne

Les positions se tendent en Nouvelle-Calédonie concernant le compromis politique récent qui avait abouti à faire flotter officiellement et simultanément sur le territoire le drapeau français et le drapeau kanak.

D'un côté une frange de la population plutôt anti-indépendantiste plaide pour un nouveau drapeau remplaçant le drapeau kanak considéré comme un drapeau politique puisque c'est celui du FLNKS. Cette tendance semble plutôt favorable à un drapeau rouge gris rouge vertical avec un logo noir, mais a aussi d'autres projets.
D'un autre côté, les indépendantistes et l'UMP restent favorables aux deux drapeaux.

vendredi 25 juin 2010

L'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie et la question du/des drapeaux (actualisé)

La réunion du comité des signataires de l'accord de Nouméa sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie s'est achevée hier jeudi 24 juin à Matignon sur un consensus entre les indépendantistes et la droite non-indépendantiste, sauf sur la question sensible du drapeau (cf. ce blog à la date du 12 février 2010).

Sur les signes identitaires qui n'avance pas depuis douze ans en raison de divergences, indépendantistes et droite calédonienne se sont entendus sur deux drapeaux flottant côte à côte: le drapeau tricolore et un autre à cinq couleurs représentant la spécificité de l'île.
En revanche M. Gomes, qui milite pour un seul drapeau, n'y adhère pas.“Si le Congrès de la Nouvelle-Calédonie en exprime le vœu, les deux drapeaux flotteront sur le Haut-commissariat de la République Française à Nouméa", a déclaré Nicolas Sarkozy pour qui “on n'est pas moins Français quand on reconnaît une autre identité, bien au contraire.”

D'après l'AFP


Actualisé le samedi 26 juin à 14h (grâce à FrancoVex):

Un court et intéressant reportage de France Ô présente cette question des signes identitaires et permet de découvrir la proposition de drapeau unique (reprenant les couleurs du drapeau tricolore et du drapeau kanak) de Calédonie ensemble.

vendredi 12 février 2010

Un drapeau pour la Nouvelle-Calédonie ?

La question d'un drapeau pour la Nouvelle-Calédonie pourrait être relancée après une interview du 12 février 2010 de Pierre Frogier, député UMP, aux Nouvelles Calédoniennes dans lequel il propose d'accepter le drapeau indépendantiste —une flèche faîtière dans un soleil sur fond bleu, rouge et vert— “pour représenter cette part de la Nouvelle-Calédonie mélanésienne et océanienne indissociable de son identité européenne et française”.
L'AFP souligne qu'il “a cependant souhaité que les indépendantistes «lèvent toute ambiguïté et l'apportent comme un symbole culturel débarrassé des violences dont il est entaché».
“En additionnant nos deux légitimités, nous aurons fait un nouveau pas l'un vers l'autre”, a-t-il également indiqué.
Toujours selon l'AFP, “les déclarations de M. Frogier ont surpris alors que le débat sensible sur la définition de signes identitaires (hymne, drapeau, devise), prévue par l'Accord de Nouméa de 1998, s'enlise.”
D'après l'agence, dans les rangs indépendantistes, la concession de la droite a plutôt été bien accueillie: "C'est l'engagement dans une démarche constructive pour le pays. Le destin commun ne doit pas rester une formule littéraire”, a déclaré Charles Pidjot, président de l'Union calédonienne, parti du FLNKS.
Jean-Pierre Djiawé, élu Palika (FLNKS) de la province nord, s'est lui aussi félicité de cette proposition, soulignant cependant que dans sa collectivité et en province des îles Loyauté, également gérée par les indépendantistes, les deux drapeaux flottent déjà côte à côte.
Élu centriste, Didier Leroux a lui estimé qu'il “aurait préféré un drapeau commun”, tout en saluant l'initiative de M. Frogier “qui est dans l'ordre naturel des choses”.