Une passation de pouvoir présidentiel, événement somme toute assez rare, est l'occasion d'apercevoir ce qui reste finalement la seule marque du président de la République: son fanion de voiture avec la cravate blanche à cocarde blanche et franges d'or. Cette dernière est l'héritière de la cornette colonelle, la marque de commandement qui deviendra l'exclusivité du roi de France. Doit-on d'ailleurs y voir plus sa marque de chef des armées que de chef de l'État ?
En effet, il est amusant de voir ainsi le président de la République arborer la cocarde blanche et non pas la cocarde tricolore, quand on connaît l'histoire de notre drapeau et la façon dont le bleu et le rouge se sont imposés à côté du blanc symbole d'une monarchie alors vacillante !
mercredi 16 mai 2012
mardi 15 mai 2012
Pour le drapeau, le changement ce n'est pas maintenant !
Nouveau président depuis hier, mais pas de nouveau drapeau “présidentiel”. On reste toujours avec le ridicule “drapeau à bande blanche étroite“.
En voici quelques photos à l'Élysée, devant la statue de J. Ferry ou à l'Hôtel de ville de Paris. Notez cependant, les beaux et majestueux drapeaux européen, tricolore (“normal”, comme le président cette fois-ci) et parisien dans un des bureaux de l'Hôtel de ville.
En voici quelques photos à l'Élysée, devant la statue de J. Ferry ou à l'Hôtel de ville de Paris. Notez cependant, les beaux et majestueux drapeaux européen, tricolore (“normal”, comme le président cette fois-ci) et parisien dans un des bureaux de l'Hôtel de ville.
lundi 14 mai 2012
Enfin, voici un bon texte sur le drapeau français !
Ce n’est qu’un chapitre d’un ouvrage récent sur Les emblèmes de la République, mais pour une fois il fait fi de toutes les légendes ridicules, constate qu’on ne sait pas très bien comment est né notre drapeau et en trace un portrait que ne s’arrête ni à la cocarde tricolore de Louis XVI ni à La Fayette et à Lamartine ni aux aigles napoléoniennes.
Le ton est plus celui d’une aimable causerie érudite que d’une recherche universitaire, mais ce travail est l’œuvre d’un agrégé, Bernard Richard, qui s’appuie notamment sur les quatre meilleurs ouvrages de ces dernières années (ceux de Pastoureau, Pinoteau, Turrel et Znamensky, dont —soit dit en passant— pas uns ne figurent dans la bibliographie d’une très récente mais lamentable histoire du drapeau français). Certes, la sympathie politique de l’auteur sourd entre les phrases, mais les histoires parallèles des drapeaux tricolore, blanc, rouge et même noir dans notre pays depuis deux siècles, sont brossés avec talent et intelligence. Il n’occulte ni la tentation révolutionnaire ni celle du Sacré-Cœur, saisi bien les élans patriotiques et les enthousiasmes populaires et s'aventure même dans l'actualité la plus récente (on regrette juste qu'il n'ait pas attendu la fin de la campagne électorale et l'élection du nouveau président, moments où la polémique autour du/des drapeaux s'est poursuivie).
Si cela n’apporte rien de réellement nouveau sur le sujet, il est réconfortant de constater que la question peut être abordée ainsi et traitée de façon à donner envie d’en savoir plus. L’ouvrage étant publié aux éditions du CNRS, espérons que ce chapitre donnera envie aux universitaires et aux chercheurs de se faire un peu vexillologues (le terme est d’ailleurs cité…)
On termine ainsi ce chapitre avec le désir de lire tout l’ouvrage.
Le drapeau tricolore et ses principaux rivaux, le blanc et le rouge. Chapitre V de Bernard Richard. Les emblèmes de la République. Paris, CNRS Éditions, 2012; pages 169 à 195.— Préface du prof. Alain Corbin, 8 planches, chronologie.
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